
PRESENTATION
Comment parler de l’histoire de l’Industrie ivoirienne sans évoquer le destin exceptionnel d’André BLOHORN, qui symbolise en quelque sorte, le formidable essor économique qu’a connue la Côte d’Ivoire. Tout a commencé en 1929 lorsque Joseph BLOHORN arrivé depuis peu en Côte d’Ivoire et pressentant les besoins des populations en hygiène corporelle, eut l’idée de fabriquer du savon.
Ayant appris qu’il s’était installé à Cocody, Monsieur Philippe YACE, alors instituteur au Collège technique d’Abidjan lui dit un jour : « Mais ciel, pourquoi donc vous êtes-vous installé dans cette jungle pleine de moustiques et de serpents ? » Et c’était vrai, car les hauts de Cocody étaient encore domaine de la forêt vierge.
Grâce à l’enthousiasme et à l’ardeur de son fils André, les premiers savon B et F vont vite voir le jour. Dix ans après, l’huilerie et la savonnerie des lagunes en produisant de plus de 1 000 tonnes par an.
Pressentant l’avenir exceptionnel de la Côte d’Ivoire, André BLOHORN en anticipant toujours sur son développement, contribuera à l’accélération de sa croissance économique par la multiplication de ses activités.
Un de baromètres de cette expansion est la croissance de la population d’Abidjan qui de 5.000 âmes en 1920, passe à 48.000 en 1946, 500.000 en 1970, et plus d’un million en 1978 pour atteindre aujourd’hui la barre des 3 millions.
Concomitamment, André BLOHORN s’engage dans l’action interprofessionnelle, pour accompagner l’essor de l’industrie ivoirienne.
Le 1er mars1957, il fonde le Syndicat des Industriels avec 5 membres. Il en sera le Président jusqu’en 1980.
Le 15 janvier 1959, le Comité Inter-patronal fonctionnant depuis 1952 officialise son existence et devient le Comité d’Étude et de Liaison du Patronat de Côte d’Ivoire (CEELPACI).
La période allant de 1960 à 1970 est caractérisée par une forte orientation des activités industrielles vers le marché extérieur.
En 1960, l’industrie emploie au plus un millier de personnes, réal en 1965, André BLOHORN est à l’origine de la création de la Chambre d’Industrie et il en sera le Président pendant 10 ans. La même année, le patronat s’organise et constitue l’Association Interprofessionnelle de Côte d’Ivoire (AICI) qui regroupe toutes les organisations professionnelles actives du pays. André BLOHORN en est le Président.
En 1970, l’Industrie compte 350 entreprises et réalise alors un chiffre d’affaires de 100 milliards de francs CFA (XOF), soit 14% du PIB. 32% de la production industrielle est exportée.
La période allant de 1970 à 1980 traduit quant à elle une orientation vers les marchés d’exportation.
En 1980, c’est près de 500 entreprises industrielles qui emploient plus de 70.000 salariés dont 75% d’ivoiriens.
Le chiffre d’affaires réalisé de 800 milliards de francs CFA (XOF) représente 16% du PIB.
De 1980 à 1991, notre pays va traverser une période de crise sans précédent, l’obligeant à mettre en œuvre plusieurs programmes d’ajustement structurel.
Fin novembre 1991, Pierre MAGNE, à l’époque Directeur Régional Afrique de l’Ouest du groupe Impérial Tobacco, est élu à la présidence du Syndicat, dont il conduira la destinée durant huit ans.
La période 1991-1994 va être consacrée à la mise en œuvre du programme de stabilisation et de relance économique qui, conjugué aux effets du changement de parité franc CFA va permettre à nos entreprises de renouer avec la croissance.
Le 30 mars 1993, le syndicat des industriels devient la Fédération Nationale des Industries de Côte d’Ivoire.
Les statuts et le règlement intérieur adoptés par l’Assemblée Générale reposent sur 2 principes fondamentaux :
- Élargissement de la base représentative en offrant la possibilité aux entreprises ayant des activités en relation avec le secteur privé industriel, d’être membres;
- Approche filières afin de prendre en compte les spécificités des secteurs d’activité représentés au sein de la Fédération.
En juin 1995, la manifestation « Cap Industrie » et la réalisation d’un film sur l’Industrie ivoirienne en marche, à l’initiative de la Fédération, ont permis de montrer :
- le dynamisme et la performance des entreprises;
- la diversité et la qualité des produits et services ivoiriens.
Depuis lors, une progression constante du nombre d’entreprises adhérentes est enregistrée, la Fédération comptait à fin 1998 près de 280 membres dont 40% d’entreprises de services.
Le 16 février 1999, l’élargissement de représentativité a conduit tout naturellement l’Assemblée Générale à adopter le changement de dénomination de la Fédération qui devient : «la Fédération Nationale des Industries et Services de Côte d’Ivoire, et plus communément la FNISCI».
En mai 1999, un bilan d’activités a été effectué, lequel a montré la nécessité d’engager une réflexion stratégique.
Ce processus, qui a été conduit durant une période allant de septembre à décembre 1999, avec l’appui de l’UIMM (Union des Industries Mécaniques et Métallurgiques) et la Métallurgie Rhodanienne, a permis de déboucher sur un projet de développement stratégique cohérent, définissant de façon claire les valeurs à défendre et mettant bien en évidence la nécessité de renforcer le pôle syndical et de recentrer le pilotage du dispositif de développement.
Le 20 janvier 2000, l’Assemblée Générale adopte à l’unanimité ce projet de développement stratégique, notamment les nouveaux statuts de la FNISCI et la nouvelle organisation qui en découle.
Le 17 février 2000, Joseph-Désiré BILEY, Président Directeur Général de Tropical Rubber Côte d’Ivoire et Président du Conseil d’Administration de CODINORM (Association Ivoirienne de Normalisation) et de l’APEX-CI (Association de Promotion des Exportations de Côte d’Ivoire) succède à Pierre MAGNE, au poste de Président de la FNISCI pour un mandat de 3 ans qui s’est caractérisé par de fortes turbulences politiques, une crise économique aiguë et un environnement patronal très difficile.
Il ne faut pas en effet oublier la transition militaire, les dérapages des 5 juillet 2000, 7 janvier 2001, la tentative de coup d’État des 18 et 19 septembre 2002, enfin la partition du pays qui a conduit l’économie ivoirienne dans une spirale de récession. Certaines filières peuvent être d’ores et déjà considérées comme sinistrées.
La Fédération a naturellement subi le contrecoup de dégradation progressive du contexte socio-politique puisque le nombre d’adhérents a régulièrement chuté jusqu’en 2004 avant de connaître une relative stabilité. Aujourd’hui, conscientes qu’il faut plus que jamais « partager ensemble pour réussir », les entreprises retrouvent progressivement leur place au sein de la Fédération.
L'Organisation et ses organes
- Le Conseil d’Administration composé de 16 membres repartis en 3 collèges :
- Collège Industries : 9 membres
- Collège Services : 4 membres
- Collège PME/PMI : 3 membres
- Le Comité de Direction
- La Direction Générale
- Les Commissions Permanentes et d’Opportunité


