La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm) a publié en octobre 2014, une étude sur les défis de la transformation structurelle de l’agriculture africaine en vue de répondre aux exigences mondiales de sécurité alimentaire, lutte contre la pauvreté et développement de l’emploi.
En 2050, la population mondiale atteindra les 9 milliards de personnes dont trois quart (3/4) vivront en Afrique et en Asie. C’est dire que dans les décennies à venir, l’Afrique aura fort à faire pour assurer sa sécurité alimentaire et améliorer le revenu de sa population agricole. En vue d’éclairer les enjeux agricoles et alimentaires auxquels confronte les économies africaines, désormais engagées dans une croissance soutenue, cette perspective, la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm) a analysé les dynamiques agricoles dans la partie subsaharienne du continent.L’étude à laquelle a abouti l’exercice, a été diffusée en octobre passé sous le titre « dynamiques agricoles en Afrique subsaharienne : une perspective à 2050 des défis de la transformation structurelle ». Il en ressort trois grands messages. Primo, « pour asseoir sa sécurité alimentaires, l’Afrique subsaharienne augmenterait fortement sa production agricole et importerait davantage de denrées ». Secundo, « malgré les progrès de la productivité du travail, les inégalités de revenu risquent de se creuser entre l’agriculture et les autres secteurs ». Tertio, « la capacité de l’agriculture à offrir des emplois décents et en nombre croissant est limitée par plusieurs facteurs, dont les incertitudes sur la création d’emploi dans les autres secteurs et l’expansion démographique dans les zones rurales ».« L’étude de la Farm est d’orientation prospective et en toile de fond, elle soulève la question du modèle de développement agricole applicable sur notre continent et de l’orientation des politiques publiques que nos pays mettent en œuvre. Le challenge qui découle de cette situation pour un pays à forte inclinaison agricole comme la Côte d’Ivoire, est de produire beaucoup mais mieux tout en épargnant les ressources épuisables et préservant les ressources naturelles » en infère la FNISCI